Aperçu de l'histoire du Liban

En 1516, les Ottomans envahirent le Levant, puis poursuivirent leur progression vers l'Égypte et l'Afrique du Nord, ainsi que la péninsule arabique. A l'est, ils atteignirent la Perse et à l'ouest la ville de Vienne.

À l'époque, la montagne libanaise était essentiellement peuplée de Maronites au nord et de Druzes au sud. Les Ottomans évitaient de s'aventurer dans ces montagnes abruptes, faciles à défendre et difficiles à attaquer. Ils préféraient confier la gestion de ce petit pays à des familles féodales, fussent-elles non musulmanes. Fakhreddine II, un prince druze de la famille des Maan, tissa des relations diplomatiques et économiques avec des puissances européennes, notamment Florence. Les frontières de sa principauté dépassèrent largement celles du LIban actuelles, ce qui amena les Ottomans à diriger une armée de 100.000 hommes qui vainquit ses troupes, le mit en captivité et soumit à nouveau le Liban. Néanmoins, l'idée d'une entité libanaise distincte de l'Empire ottoman commença se répandit chez les Libanais.

En 1860, suite aux accrochages sanglants qui opposèrent les Chrétiens et les Druzes dans le Mont-Liban, les grandes puissances européenens imposèrent à l'Empire ottoman la mise en place d'une province autonome, la Moutassarrifya. En vertu du Protocole qui régit la gestion de cette Moutassarrifya, le gouverneur devait être un Chrétien, ottoman non Libanais, directement rattaché à la Porte. Il fut assisté d'un Conseil administratif de 12 membres, répartis entre les principales communautés religieuses du pays. Ce fut la naissance du système confessionnel.

Après la défaite de l'Empire ottoman en 1918, la France fut chargée du mandat français sur la Syrie et le Liban. Elle y créa des États et les dota d'une administration moderne. Mais à la faveur de la Seconde Guerre mondiale, les populations des deux pays réclamèrent leur indépendance. Le Liban l'acquit en 1943.

Le mandat français maintint le principe de la répartition des sièges parlementaires et ministériels sur les communautés. Ce système confessionnel se perpétua après l'indépendance. Ainsi, les autorités religieuses gardèrent la gestion de l'état-civil, dont les actes sont toujours entérinés par une inscription dans les registres de l'État. Ce système affaiblit l'État central, soumis aux vétos des communautés. Avec le début du conflit israélo-arabe et l'arrivée au Liban de centaines de milliers de réfugiés palestinien, l'État fut de plus en plus fragilisé, jusqu'à l'éclatement d'une guerre civile en 1975, qui dura jusqu'à 1990. Actuellement, si les armes se sont tues, les conflits politiques et confessionnels sont plus virulents que jamais.


L'évolution économique et sociale

Au XIXe siècle, la situation économique de la Moutassarrifya était sensiblement meilleure que dans les provinces ottomanes voisines. En effet, les soyeux lyonnais avaient massivement investi dans l'industrie de la soie au Mont-Liban, créant ainsi un réseau commcercial entre la province libanaise et la France. Beyrouth, qui ne faisait pas partie de la province, gagna en importance. Deux universités y furent créées, le Syrian Protestant College en 1866, qui deviendra l'Université américaine de Beyrouth, et l'universités Saint-Joseph en 1875, fondée par les missionnaires jésuites. Beyrouth devint le siège d'une province ottomane qui englobait les littoraux syrien et palestinien. Le Port de Beirut fut agrandi et relié par une ligne de chemin de fer au réseau DHP..

Grâce à cette relative aisance économique, la province du Mont-Liban connut une forte croissance démographique. Le dernier gouverneur, Ohannes Pacha Kouyoumndjian, estime dans ses mémoires que la dentisé démographique au Mon-Liban était 10 fois supérieure que dans les provinces syriennes.

La Première Guerre mondiale fut dévastatrice pour le Liban. La Grande famine de 1915 entraina la mort du tiers de la population de la province. Après la Guerre, le Liban connut une forte croissance économique, ralentie par la crise de 1929.

Le Liban connut son âge d'or dans les années 1950 et 1960. Le Port de Beyrouth devint la principale plateforme reliant l'Occident aux pays du Golfe.

Après la fin de la guerre civile en 1990, le Liban se reconstruisit. Mais la mauvaise gestion et la corruption le maintiennent dans une situation de récession.


La diaspora libanaise

AU cours du XIXe siècle, de nombreux pays comme les États-Unis ou le Brésil mirent en place une politique visant à attirer les immigrants.

Comme de nombreux pays européens (Irlande, Italie, Pologne,...) le Mont-Liban faisait face à de nombreux défis, notamment la croissance démographique et le morcellement de la propriété terrienne. Il en résulta une importante émigration vers le Royaume-Uni et la France, mais surtout vers l'Amérique du Nord et du Sud, l'Afrique du Sud, l'Australie,...

Ces pays demeurèrent des destinations privilégiées pour les émgrants libanais. Après la Seconde Guerre mondiale, de nouvelles vagues d'émigrants s'orientèrent vers l'Afrique sub-saharienne et, plus tardivement, le Canada, les pays du Golfe,...


Les conflits résultant de l'émigration

De nombreux émigrants abandonnèrent des propriétés terriennes, telles que des maisons ou des terrains. Après quelques décennies, leurs descendants perdirent le contact avec leur pays d'origine et ignoraient même qu'il spossédaient un héritage. Pour les résidents, la situation peut devenir complexe lorsqu'ils ne peuvent pas identifier ni localiser les héritiers.

GeneaLeb propose d'identifier et de localiser les héritiers, au Liban ou à l'étranger, et d'obtenir les documents nécessaires visant à établir la filiation.


Recouvrement de nationalité

D'autre part, d'importantes communautés européennes vivaient dans l'Empire ottoman, donnant lieu à des unions matrimoniales avec des autochtones, Par voie de conséquence, de nombreux Libanais pourraient récupérer la nationalité de leur ancêtre, s'ils pouvaient obtenir les justificatifs nécessaires.

GeneaLeb est à même d\ identifier l'origine de ces ancêtres et de réunir les documents nécessaires au recouvrement de nationalité.